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                                        photo Nervure mars 2003

Édouard Toulouse (Marseille 1865 - Paris 1947)

Né à Marseille, il passe sa jeunesse à Toulon et se forme au journalisme.

En 1895-1896, Émile Zola accepta de devenir le sujet du jeune psychiatre Édouard Toulouse, et il écrivit une lettre flamboyante autorisant la publication de sa propre observation qui fut imprimée dans un journal puis en tête du livre de Toulouse. Cet article étudie pourquoi Toulouse tenta de faire une enquête sur les rapports entre génie et folie et pourquoi Zola accepta de révéler des détails ridicules ou provocants de son intimité physique et psychologique. Il décrit les relations entre Zola et Toulouse. Cette histoire étonnante est significative eu égard à l'histoire de la psychologie et de la psychopathologie, et à celle des interrelations entre médecine et littérature.

En 1899, Édouard Toulouse, humaniste, réclame la création, à coté de l'asile classique, d'un bâtiment « tout à fait ouvert pour les malades convalescents ou pour ceux dont les troubles mentaux ne justifiaient pas l'internement, particulièrement les malades aigus dont les troubles évoluent en peu de jours ».

Un Comité d'hygiène mentale fût créé sous son impulsion en 1920 pour « rechercher les moyens médicaux et sociaux les plus efficaces... » et, en 1921, les instances gouvernementales décidèrent de créer à Paris un « service ouvert pour le traitement des psychopathes dont l'état ne nécessite pas le placement dans les formes prescrites par la loi de 1838 », malgré l'opposition violente de la majorité dirigeante des aliénistes. Ce service, sous le nom d'Henri Rousselle, fonctionna à partir de 1922 à l'hôpital Sainte Anne.

Il comprenait dans son personnel de nombreux « travailleurs sociaux » et disposait d'un service de soins à domicile.

En 1936, un rapport d'Edouard Toulouse préconisa l'extension de de type de service à tout le pays, témoignant d'un changement des perspectives sociales de la psychiatrie et d'une revendication de la médecine mentale à assumer ses responsabilités dans des domaines de la pathologie jusque là en dehors de ses attributions.

Clinicien, on retiendra ses travaux sur les états délirants aigus, le délirium tremens, l'étiologie de la schizophrénie (il posa la question des rapports avec la tuberculose) et des psychoses perpérales.

Positiviste, il propose la création dès 1906 d’un laboratoire du travail afin de résoudre les conflits du travail (entre les patrons et les ouvriers, mais également entre hommes et femmes), milite pour l'eugénisme et la contraception (on élève mieux un enfant désiré). Il deviendra conseiller du cabinet du Front populaire.

 

 

Sources : un siècle d'histoire de la psychiatrie, Pierre Pichot, édité par le Laboratoire Roche en juin 1983

"Mon cerveau est comme dans un crâne de verre" : Émile Zola sujet d'Édouard Toulouse, Jacqueline Carroy, paru dans Revue d'histoire du XIXème siècle numéro 2000 20/21

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