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« Il n’y a pas de révolution sans doctrine révolutionnaire ; il n’y a pas de révolution sans parti, l’un et l’autre découlant d’une analyse lucide de la situation que nous vivons. »

 

Georges Daumezon (1912-1979)

Georges Daumezon fût, de 1938 à 1951, Médecin-Directeur de l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais, situé près d’Orléans, puis devint Chef de Service à Maison Blanche puis au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris.

D’origine protestante, élevé dans un milieu humaniste, il avait fait sa thèse sur l’histoire du statut des infirmiers en psychiatrie. Reçu à 25 ans au concours du médicat, il s’intéressait également aux problèmes sociologiques. Il dénonce le caractère aliénant de l’hôpital psychiatrique, montrant comment ce système hiérarchisé en castes place le malade au bas de la pyramide. S’inspirant de son expérience du scoutisme, il se consacra à la mise en place d'un ensemble de créations visant à conserver ou rendre au malade sa personnalité au travers de multiples activités distractives, culturelles, sportives auxquelles participe tout le personnel, y compris le personnel administratif et technique. Il crée des réunions de pavillons où sont dégagées les stratégies thérapeutiques de chaque patient, liant traitement biologique et psychothérapie, et où l'on débat des conflits et problèmes liés à la vie du pavillon.

Il poursuivra cette démarche désaliéniste à Maison-Blanche avec la collaboration de ses deux internes Philippe Paumelle et Philippe Kœchlin. C’est avec ce dernier qu’il rédigera en 1952 son article qui paraît dans les Annales Portugaises de Psychiatrie énonçant pour le première fois le syntagme « psychothérapie institutionnelle » qui naît de la rencontre de la psychanalyse et de la psychiatrie publique au milieu des années 40.

Il fut Secrétaire Général du Syndicat des Médecins des Hôpitaux Psychiatriques fondé en 1945 sur la dissolution de l’Association Amicale des Médecins des Établissements Publics d’Aliénés. Cette première équipe est animée par une volonté novatrice fondée sur la condamnation de la conduite ségrégative de la société à l’égard des malades mentaux. Il s’agit tout à la fois, de transformer l’hôpital pour en faire un instrument de soins, véritable subversion par rapport à ce lieu concentrationnaire qu’il était devenu depuis plus d’un siècle et de déplacer la prise en charge du malade vers le tissu social, réalisant les prémices de la « politique de secteur».

Daumézon attachera toujours une très grande importance au rôle de l’infirmier dans cette nouvelle stratégie thérapeutique. création en 1949 de stages de formation, promotion de la politique de secteur, ouverture de la Consultation Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil (CPOA) qui porte son nom à l’Hôpital Sainte-Anne et importance accordée à la vie quotidienne. Il considérait, devant les changements apportés par la politique de secteur et le risque de fuite en avant, que la poursuite du traitement en utilisant la vie du patient dans le tissu social urbain, suburbain, rural, professionnel et familial s’impose aujourd’hui au même titre que s’imposait l’usage thérapeutique de la vie de l’hôpital.

Il se décide à réunir les médecins eux-mêmes pour des journées de réflexion et d’étude qui se tiendront à l’École expérimentale de Sèvres.

Son nom demeure lié à la volonté de changer radicalement les conditions de vie des malades, rendant ainsi l'institution soignante.

Il fût l'un des maîtres du Docteur Michel Guibert qui lui rendit hommage en donnant son nom à son hôpital de jour plus tard transformé en Centre Médico-Psychologique.

 

 

Source : Essai sur l’Histoire de la Psychothérapie Institutionnelle, Jean Ayme

 

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