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Henri Claude (Paris 1869 - Paris 1946)

Professeur de clinique des maladies mentales, neurologue et psychiatre, Henri Claude marque de son empreinte la psychiatrie de l'entre-deux-guerres.

Interne puis Professeur Agrégé à la Salpêtrière, il accède à la chaire de psychiatrie de Paris en 1921 et l'occupera jusqu'en 1939. Très éclectique, il attire des collaborateurs d'orientations très différentes et, parmi ses élèves, on citera Jacques Lacan, René Laforgue, Jean Delay, Henri Ey et Henri Baruk.

En 1926, il distingue la démence précoce (hébéphrénie et hébéphréno-catatonie) et la schizophrénie, la première "reposant sur une base organique" et la seconde "tirant son origine d'une constitution schizoïde antérieure ou de complexes affectifs refoulés selon un mécanisme freudioen". La schizophrénie a, selon lui, des rapports étroits avec l'hystérie qui repose sur "un état constitutionnel du système nerveux". Il rassemblera ces deux maladies dans le groupe des "schizoses", centrées sur la notion de dissociation.

Avec Henri Ey, et contre Clérambault en matière de psychose hallucinatoire, il propose une classification structurale des délires chroniques avec trois types, paranoïde (dans la schizophrénie), paranoïaque et paraphrénique.

Il introduit en France les thérapeutiques biologiques de Wagner Von Jauregg, Sakel et Méduna.

Il favorise la création, en 1925, du Groupe de l'Evolution Psychiatrique qui se propose de "promouvoir une psychologie nouvelle... face à la carence des méthodes traditionnelles en matière de maladies mentales".

Malgré ses réserves sur la psychanalyse "qui n'a pas encore été adaptée à l'exploration des mentalités françaises", la plupart des psychanalystes français de l'époque seront accueillis dans son service et il préfacera en 1924 l'ouvrage de R. Laforgue et R. Allendy, La psychanalyse et les névroses".

Sur le plan neurologique, son nom reste attaché au syndrome de Claude, Bernard, Horner (paralysie oculo-motrice) et aux syndromes hyperkinétiques.

 

Source : un siècle d'histoire de la psychiatrie, Pierre Pichot, édité par le Laboratoire Roche en juin 1983

 

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